Les intermédiaires d’assurance peuvent aider les gouvernements, les institutions et les particuliers à identifier des moyens concrets de réduire le déficit de protection climatique. En recourant à des techniques avancées d’analyse de données et de modélisation des risques, ils contribuent à une meilleure compréhension des risques liés au climat, permettant ainsi aux assureurs de tarifer et de souscrire ces risques avec plus de précision. A terme, cette meilleure connaissance des risques favorise la mise en place de couvertures à la fois plus durables et plus abordables.
Situés au carrefour de l'évaluation des risques, de la modélisation, de la structuration, des marchés de capitaux et de l'engagement client, les intermédiaires sont bien placés pour faire le lien entre les acteurs publics et privés. Leurs relations étroites avec les ménages, les PME et les grandes entreprises, combinées à une solide expertise en matière de catastrophes et d'analyse, leur permettent de contribuer de manière constructive aux discussions sur les solutions à long terme, la résilience et les approches visant à « reconstruire en mieux ». Une meilleure compréhension des risques allant de pair avec une prévention plus efficace, les déficits de protection peuvent progressivement se réduire.
Document de discussion du BIPAR sur le rôle des intermédiaires d'assurance dans la réduction du déficit en matière de protection climatique
Le BIPAR a publié le 27 mai 2026 un document de discussion (uniquement disponible en anglais) visant à soutenir les réflexions et les débats en cours au niveau de l’UE sur la manière dont il serait possible de combler à l’avenir les déficits en matière de protection climatique. Ce document a pour objectif de fournir des informations à la Commission européenne et aux autres décideurs politiques dans le cadre de leurs travaux et études en la matière. Il met en évidence les questions clés et fournit des éléments d’information pour alimenter les discussions et les études à venir.
Il semble exister une volonté politique claire d’identifier des solutions permettant d’étendre la couverture des risques liés aux catastrophes naturelles, en particulier ceux qui ne sont actuellement pas assurés. Si certains risques resteront ou deviendront inassurables du point de vue des risques climatiques, d’autres risques actuellement non assurés pourraient devenir assurables au fil du temps, en fonction de l’évolution des cadres, des législations, des règles et des solutions.
Ce document explique comment les intermédiaires peuvent contribuer à cet effort, en s’appuyant sur l’expertise réunie au sein du groupe de travail du BIPAR et sur les contributions de spécialistes de tous les domaines concernés. Il clarifie également le fonctionnement de la coassurance et de la co-réassurance, le rôle que jouent les intermédiaires dans la co-réassurance et fournit quelques définitions des concepts clés liés à l’assurance contre les catastrophes naturelles. Ce document de réflexion réaffirme également la disponibilité du BIPAR, par l’intermédiaire de son réseau d’experts, à aider les décideurs politiques en leur apportant une expertise supplémentaire dans les domaines concernés, selon les besoins.
En ce qui concerne la méthodologie utilisée, ce document s’appuie sur des entretiens et des discussions avec des membres du BIPAR et des membres du groupe de travail « Catastrophes naturelles » du BIPAR, complétés par des définitions et des recherches documentaires. Il ne s’agit en aucun cas d’un document scientifique, mais plutôt d’un recueil d’avis d’experts et de réflexions pratiques tirés de la réalité. Il sert de base à la poursuite des discussions et ne représente pas une position officielle du BIPAR.
(Dernière mise à jour : juin 2026)